Niger : l’ONU renforce la coopération judiciaire face au terrorisme

Niger : l’ONU renforce la coopération judiciaire face au terrorisme

La porosité des frontières avec le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria complique les enquêtes et nécessite une coopération judiciaire accrue entre États de la région.

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a lancé au Niger un projet destiné à renforcer les capacités de la justice pénale en matière de coopération judiciaire internationale dans les affaires de terrorisme, dans un pays sahélien enclavé durement touché par les violences djihadistes. Financée par le Royaume des Pays-Bas, l’initiative vise à appuyer les institutions judiciaires spécialisées et les services chargés de l’application de la loi afin d’améliorer le traitement des dossiers liés au terrorisme et à ses liens avec la criminalité organisée, selon l’ONUDC.

Coopération transfrontalière et une formation de formateurs

L’agence onusienne souligne que la « complexité croissante » des affaires terroristes impose une coopération transfrontalière étroite, dans le respect des droits humains et de l’État de droit, afin de renforcer les enquêtes, les poursuites et les procédures judiciaires et de garantir ainsi une réponse plus efficace et unifiée au-delà des frontières.

Dans ce cadre, une formation de formateurs consacrée à la coopération judiciaire internationale et à l’entraide judiciaire (Mutual Legal Assistance – MLA) a été dispensée à des représentants des ministères nigériens de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense nationale.

Les travaux ont notamment porté sur les mécanismes facilitant la coopération internationale, en particulier le rôle du Bureau central national d’INTERPOL dans le traitement des demandes d’entraide judiciaire. L’objectif est de constituer un vivier d’experts nationaux capables de faciliter le partage d’informations et de preuves et d’accélérer le traitement des dossiers liés au terrorisme et à ses liens avec la criminalité organisée.

Le Niger est confronté depuis plusieurs années à des attaques récurrentes de groupes djihadistes affiliés notamment à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, opérant dans la région du Sahel et dans le bassin du lac Tchad. La porosité des frontières avec le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria complique les enquêtes et nécessite une coopération judiciaire accrue entre États de la région.


 

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